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Du bon usage des aides d'urgence


Commodafrica


Le gouvernement Burkinabé prend une mesure pour venir au secours des populations à risques dans ce pays et on ne peut que l’en louer. Je ne peux pourtant pas m’empêcher de trouver un goût amer à cette mesure. Non pas sur le fonds et le bienfondé de fournir une aide d’urgence à des populations en difficulté. Mais sur la forme.


Je m’interroge : Pourquoi le riz ? Pourquoi contribuer un peu plus, en important 2700 tonnes, à substituer le riz aux céréales qui constituaient, il n’y a pas une génération, la base de l’alimentation des populations sahéliennes ? Les conditions climatiques qui prévalent au Sahel ne sont pas favorable à la culture du riz pluvial et la riziculture dans les périmètres irrigués est couteuse et complexe. La généralisation de la consommation du riz condamne les pays sahéliens à des importations importantes. Alors que dans le même temps les paysans ont des difficultés à vendre à bon prix leur sorgho, leur mil, leur maïs, leur fonio, … N’était-il vraiment pas possible de fournir ces céréales pour venir en aide aux personnes vulnérables ? Ne pouvait-on pas utiliser l’argent public investi dans cette aide d’urgence pour soutenir les filières de production locale plutôt que d’importer du riz d’Asie du Sud Est ?

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